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jipeh91
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Si tu diffères de moi, mon frère,[ma soeur] loin de me léser, tu m'enrichis; selon Saint-Exupéry
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16.02.2007
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Brassens: 95% des femmes s'emmerdent en baisant ..

Publié le 20/08/2008 à 12:00 par jipeh91
Brassens: 95% des femmes s'emmerdent en baisant ..
Je commence par citer des propos que j'ai trouvés, recueillis auprès de Danièle Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice

« La féminité, c’est un accueil et une réceptivité en action. Trop de femmes restent encore aujourd’hui complètement inactives, voire inertes quand elles font l’amour. Comme beaucoup d’hommes, mais d’une autre façon, elles reproduisent le schéma de la petite enfance, où l’on reçoit passivement l’affection des parents sans même savoir qu’on en est séparés. Aptes à accueillir l’homme dans leur cœur et leur esprit, elles ne savent pas l’accueillir dans leur sexe. Leur mère ne leur a pas transmis que la rencontre des sexes se faisait à l’intérieur de leur corps et nécessitait, pour être une vraie rencontre, le désir d’être pénétrée. Résultat : ne sachant pas ressentir cet appel, et encore moins le manifester, elles restent dans la peur du sexe masculin, se laissent faire l’amour plutôt qu’elles ne le font. Elles en ressortent frustrées et en accusent l’homme. Difficile d’avoir une sexualité épanouie si vos parents ne vous ont pas fait sentir combien la sexualité pouvait dynamiser ! Car là est le secret : féminin et masculin sont des forces de vie très puissantes, destinées à nous régénérer. L’homme doit savoir se ressourcer dans le corps de la femme, y nourrir sa part de féminité, et pas seulement s’y décharger de ses tensions internes. La femme, elle, doit oser exprimer son propre désir de la pénétration et en ressentir les bienfaits. Contrairement aux idées reçues, la réceptivité féminine n’est pas passive. Quand une femme comprend cela, elle entre dans un autre monde, celui de sa vie adulte. »

Mais (?), il y a aussi ces autres propos: Au croisement de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le docteur *Danièle Flaumenbaum, gynécologue et acuponctrice, s'appuie sur plus de trente ans d'expérience. Elle explique comment les femmes d'aujourd'hui construisent leur sexualité, la place toute particulière qu'y tient la mère, pourquoi le plaisir ou même le désir sont si peu souvent au rendez-vous, et comment faire pour y remédier... Son livre, "Femme désirée, femme désirante" aux éditions Payot, semble réveiller bien des consciences...

Ce qui me met quelque part mal à l'aise, c'est le peu de caractère scientifique de la synthèse des expériences qu'elle a recueillies ou tentées. Déjà, il faudrait reconnaître à l'intuitif médecin viennois Sigismond un caractère scientifique et à son étrange intuition et à ses preuves, ce qui me semble totalement rester à faire, en particulier en France:
- d'une part, les fondements théoriques de la psychanalyse sont-ils compatibles avec ce que l'on sait aujourd'hui de la neurobiologie, de la génétique ?
- d'autre part, peut-on établir que les éventuels succès thérapeutiques des psychanalystes sont bien la conséquence des prémisses théoriques de la psychanalyse ?

Alors, je me méfie de cette psychanalyste qui abandonne la psychanalyse et s'adjoint les bienfaits - encore à démontrer - de l'acupuncture, du yin et du yang...

Mais, je la rejoindrais dans sa critique de Brassens: non pas 95% des femmes s'emmerdent en baisant, mais bien 80%. Ouf, je respire...Doit-on dire: merci, docteur ?

Naturellement, la pub ci-dessous vous emmerde; alors, allez voir le billet "Mutuelle et mutuelle ?" en peu plus bas pour apprécier cette pub à sa juste valeur!

Mieux: rendez-vous à cet autre billet plus "métaphorique": "Messire Renard, dame Corbelle et sire Corbeau" dans la catégoriez des billets les plus lus juste à gauche.


RHSA

Publié le 06/06/2008 à 12:00 par jipeh91
RHSA ou Reichssicherheitshauptamt, ce que je traduirais par Office central de la sécurité du Reich.
Par curiosité, par sympathie pour moi ( merci ), vous vous avancez dans la lecture de ce billet. Le RHSA constitue l'une des composantes du livre "Les bienveillantes" de Jonathan LITTELL publié chez Gallimard, dans la collection Folio, dans une édition revue par l'auteur. "Jonathan LITTELL est né à New York; en 1967. Les Bienveillantes, sa première œuvre littéraire, a été récompensé par le Prix Goncourt et le Grand Prix de l'Académie française 2006." En voir un résumé p.ex. à : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Bienveillantes.
Vous pouvez aller voir Libé: http://www.liberation.fr/culture/livre/213211.FR.php et y examiner les réactions.

Quand arrivent les soldes, on s'aperçoit qu'il est temps de faire des affaires en profitant de prix réduits de 50%! en effet, tout le reste du temps, les prix sont donc multipliés par 2. Car, il faut bien que les commerçants vident leurs fonds de tiroir ( de ce qu'ils n'ont pas réussi à vendre trop cher ! )

Faudrait-il que grâce à l'attribution d'un Prix Goncourt et d'un Grand Prix de l'Académie française 2006, les éditeurs vident eux-aussi leurs fonds de tinette ?

Certes, un livre représente lui aussi un objet commercial soumis à la loi de l'offre et de la demande.

Ce livre dégage une odeur nauséabonde et fétide. Un livre - en général - présente à mes yeux un caractère hautement sacré: je vois à Mayence - je n'ai encore jamais réussi à visiter le musée Gutemberg, arrivant toujours trop tard - Johannes Gensfleisch zur Laden zum Gutenberg ( = Gutemberg ) ou à Anvers, Christophe Plantin Moretus. Mais, dans ce cas présent, c'est l'antidote parfaite.

Peut-on en rire pour ne pas pleurer, sangloter quand, lors de l'invasion de l'Ukraine par les troupes du IIIème Reich, en 1941, le narrateur - celui qui écrit à la 1ère personne - le Dr.Jur. ( docteur en droit ) SS-Hauptstürmführer (= lieutenant SS) Maximilien AUE souligne l'erreur à s'acharner contre les juifs - pauvres et miséreux et oubliés de tous, jusque là - plutôt que contre les bolchéviques, surtout à l'approche de l'hiver russe. De plus, cela n'avait que peu à voir avec la internationales Finanzjudentum [cf p.162]. Ou [cf p.228] lorsqu'il s'insurge contre la césarienne pratiquée à la jeune femme enceinte qui vient d'être abattue, suite à un réflexe de panique par un SS assez borné, pour sauver l'enfant, mais auquel il faudra trouver une nourrice.

Même si le SS-Hauptstürmführer cite Schopenhauer ou Chesterton ou Stendhal ou ...Car, le problème central, fondamental se trouve bien là: comment un peuple aussi civilisé que le peuple allemand a t'il pu admettre que le nazisme était une Weltanschauung, une conception de monde en lui-même et que la parole du Führer avait force de loi...

2 conclusions:
-> ne jamais rien admettre pour vrai qu'on l'ait reconnu comme tel selon des principes personnels toujours remis en cause et poussés sans cesse vers toujours plus haut
-> ne pas croire qu'un Prix littéraire constitue un gage de qualité littéraire; ce livre est une merde, que personne ne finit!

Belgique:1 / France: 0

Publié le 25/03/2008 à 12:00 par jipeh91
J'ai trouvé cette réflexion belge sur un forum et je la transmets quasiment en l'état. Vous pouvez trouver icile texte de la loi belge

Ma réflexion est peut-être élémentaire je le sais ; elle ne s'encombre pas de "Dits philosophiques" parce que je les trouve superflus dans ce débat aussi humain et accessible (me semble t-il) que celui-ci ! ! !
Il y a bien longtemps que dans différents hôpitaux et cliniques, l'euthanasie se pratique : à des fin humanitaires s'entend ! ; pour éviter des souffrances inutiles à des patients qui réclament la mort et tous nous quittent doucement paisiblement : la médecine a mis fin à une agonie longue ou douloureuse ; la famille et les amis voient enfin leur proche
pacifié . . .
Que ferait la législation sinon officialiser un geste tout aussi difficile à poser pour le médecin et l'assistant, qu'à vivre pour la famille du malade, lequel aurait le droit de quitter la vie quand LUI considère que le moment est venu et en choisir le moment. Cette législation laisse à chacun le libre choix de la vie ; il n'engage personne, nous restons libre de notre corps, mais une seule chose change : le droit au choix et surtout la décharge pour médecin et assistants éventuels d'une responsabilité qui repose alors sur un écrit en bonne et due forme rédigée par le "Bénéficiaire", alors qu'il est encore en bonne santé mentale.
Ceux qui choisissent la vie peuvent avoir recours aux soins palliatifs s'ils le désirent à moins qu'ils ne préfèrent continuer les soins traditionnels orientés maintenant sur l'atténuation de la souffrance . Nous sommes en démocratie, nous militons pour l'application des droits de l'homme et je considère ce droit comme une priorité aussi lourde que l'abolition de la torture ou de la peine de mort ! ! ! ! ... et les déclarations de Mgr Danneels sont en totale opposition avec ses déclarations d'un Dieu qui nous aime ... ou ses présences aux manifestations pour les droits de l'homme

Le Soir de ce mardi publie un article en réaction aux propos de l’archevêque de Belgique, Godfried card Danneels. Dans cet article, il y a entre autres une prise de position du président du Centre d’action laïque. Il y a ensuite un éditorial du Soir et un article de la présidente de l’association pour le droit de mourir dans la dignité.
1) L'euthanasie sous le feu catholique RICARDO GUTIERREZ Le soir mardi 25 mars 2008, 09:51
LES PROPOS du cardinal Danneels sur la médiatisation « excessive » de l'euthanasie déclenchent la polémique. "Contourner la mort" n'est pas « un acte héroïque » susceptible d'alimenter la une des journaux… C'est en ces termes que Godfried Danneels, chef de
l'Eglise catholique de Belgique, s'en est pris, samedi soir, dans son homélie de veillée pascale, à la médiatisation de l'euthanasie. Des propos qui ont suscité l'indignation, au sein du mouvement laïque. Libre penseur, le député Open VLD Herman De Croo rappelle que le législateur a dépénalisé l'euthanasie au terme « d'un des débats les plus dignes et les moins partisans qu'il m'ait été donné de présider ».
C'est sans la nommer que le cardinal Danneels a critiqué, samedi soir, à la cathédrale Saint-Rombaut de Malines, la médiatisation de l'euthanasie… Des propos motivés, selon le porte-parole des évêques de Belgique, Eric de Beukelaer, par la manière dont la presse flamande « avait souligné le courage et la lucidité d'Hugo Claus », première personnalité culturelle du Royaume à avoir revendiqué son euthanasie.
Le cardinal a tenu à défendre « une autre forme d'héroïsme » : celle de tous ceux « qui accompagnent médicalement et humainement, jusqu'à la fin, leur prochain souffrant ». Godfried Danneels estime que « notre société, qui dit avoir déjà laissé tomber de nombreux tabous, en a par ailleurs créé de nouveaux, dont celui selon lequel la mort ne pourrait avoir de sens et toute souffrance devrait être absurde ».
Le retour du dolorisme ?
« Cette conception de la douleur “utile”, par laquelle on sauverait son âme, est choquante, réagit Pierre Galand, président du Centre d'action laïque. Comment peut-on encore défendre la notion de souffrance rédemptrice ? L'Eglise voudrait que l'on parle davantage des soins palliatifs, qui prolongent parfois inutilement des agonies, et moins de l'euthanasie ? Comment accepter que l'on bombarde certains malades incurables de morphine, pour accélérer leur mort, sans leur donner le choix d'opter consciemment pour l'euthanasie légale, dans la dignité ? »
Le député Open VLD Herman De Croo, qui a présidé, en 2002, les débats sur la dépénalisation de l'euthanasie rappelle leur sobriété, leur caractère non-partisan : « C'est l'un des plus beaux débats qu'il m'ait été donné de présider, nous dit-il. La loi qui en émane est marquée d'une humanité profonde. Elle a d'ailleurs été votée par des chrétiens. »
Herman De Croo se veut nuancé : « Le cardinal exagère en dénonçant une prétendue médiatisation excessive de l'euthanasie de Hugo Claus. Je suis de ceux qui n'aiment pas voir les amis dans leurs derniers instants. Je veux garder d'eux un souvenir positif. Hugo Claus n'a pas voulu donner de lui cette image de mort vivant. Je comprends son geste. Mais je rejoins Godfried Danneels pour défendre l'idée qu'il ne faut pas banaliser l'euthanasie…
Statistiquement, vous et moi allons “consommer” dans notre dernière année d'existence, un budget de dépenses sociales et de santé équivalent à ce que nous aurons “coûté” au cours de toutes les années précédentes de notre vie…
Imaginez ce à quoi ce constat pourrait mener dans une société froide, inhumaine, totalitariste ! Mon opinion d'incroyant est aussi profondément humaniste et rejoint, sur ce point, la préoccupation du prélat. »
Avec 500 euthanasies par an, soit 0,5 % du total des décès enregistrés, Pierre Galand estime que « l'euthanasie se pratique en Belgique avec sagesse et parcimonie… On est loin du déferlement annoncé par nos adversaires : pourquoi vouloir modifier une loi qui n'a pas suscité le moindre dérapage et répond avec autant de justesse à l'accompagnement de fin de vie ? »..
2) L’éditorial du Soir par RICARDO GUTIERREZ EUTHANASIE : LE FAUX PROCÈS DE l’ÉGLISE à LA PRESSE mardi 25 mars 2008, 07:23
C’était involontaire. Mais le chef de l’Eglise catholique de Belgique, Godfried Danneels, a rendu un bel hommage, samedi, à Hugo Claus. L’écrivain est la première personnalité culturelle du pays à avoir revendiqué haut et fort son euthanasie. En critiquant, sans la nommer, « la médiatisation » de cet acte ultime d’humanité, le prélat donne toute sa résonance au choix assumé de l’homme de lettres. Hugo Claus et ses proches n’en espéraient pas tant. Godfried Danneels est pleinement dans son rôle quand il rappelle l’opposition radicale et définitive de l’Eglise à l’arrêt de vie intentionnel médicalement assisté.
La loi de son Dieu n’est pas celle des Hommes. Elle n’a pas à l’être. Même si le cardinal a le droit de le regretter. Sa réhabilitation de la souffrance « rédemptrice » est moins défendable. Car la Belgique, contrairement à ce que prétendent les nouveaux missionnaires du catholicisme, n’a pas privilégié l’euthanasie au détriment des soins
palliatifs. Elle a dépénalisé la première, en 2002, tout en consolidant les seconds. L’euthanasie est désormais un droit, mais sa pratique reste marginale. La prise en charge de la douleur n’est pas négligée pour autant : c’est une priorité de santé publique.
Le plus inacceptable est dans la leçon de droit divin que le cardinal inflige à la presse. Le prélat a des opinions. Il n’a pas à les dicter aux médias.
Quand une personnalité du rang de Hugo Claus revendique son euthanasie comme un acte politique, en Belgique, quand une malade incurable, Chantal Sébire, est légalement privée d’y recourir, en France, il est de la responsabilité de la presse de relater et de commenter ces faits contrastés, interpellants.
Le cardinal ne le sait peut-être pas. Mais le respect de la dignité humaine est élevé au rang de principe, dans le Code de journalisme en vigueur en Belgique. La presse a relevé l’atmosphère de dignité, de respect, d’humanité profonde qui a présidé à l’euthanasie de Hugo Claus. Et les conditions clandestines, hypocrites, presque honteuses qui ont marqué la fin de vie de Chantal Sébire. C’était notre devoir. Celui d’informer. N’en déplaise aux cardinaux.
3) Cachez-moi cette euthanasie que je ne saurais voir! Le Soir, mardi 25 mars 2008, 09:51
« Le Soir » a sollicité, dimanche, la réaction de Jacqueline Herremans, présidente de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), aux propos du cardinal Godfried Danneels, primat de l’Eglise catholique de Belgique. Elle nous a fait parvenir, lundi, le texte qui suit…
Le cardinal Danneels a choisi son homélie de veillée pascale pour lancer une nouvelle attaque contre le droit de chacun à décider les modalités de sa mort. Certes, il n’est guère étonnant que ce haut prélat de l’église marque son désaccord quant à une conception de la vie et de la mort qui place le respect de l’autonomie de la personne humaine au centre du débat. Il n’a fait que répéter la doctrine de l’église catholique quant à cette question.
C’est parfaitement le droit de cette institution de rappeler son affirmation selon laquelle la vie n’appartient pas à l’homme mais lui serait donnée par Dieu et d’en tirer les conséquences face à la souffrance, à la vie et à la mort.
Ce qui est moins acceptable est que, sous couvert d’une critique de la médiatisation (Hugo Claus ? Chantal Sébire ?), le cardinal Danneels stigmatise ceux et celles qui aujourd’hui refusent la mort « naturelle » et font le choix, avec l’aide d’un médecin, de mettre un point final à leur vie sans attendre que celle-ci perde tout sens, dégradée par les souffrances
physiques ou morales. Le cardinal Danneels considère-t-il que demander l’euthanasie reviendrait à faire preuve de lâcheté ? Et si on n’avait pas bien compris ses propos, il
précise qu’il hésiterait à célébrer les funérailles d’une personne qui aurait demandé l’euthanasie !
René Stockman, supérieur de la congrégation des Frères de la Charité (à la tête de 14 hôpitaux psychiatriques en Flandre), reprochait, lui, à Hugo Claus de ne pas avoir songé que son geste donnait « un signal » aux personnes qui souffrent d’Alzheimer, à leurs proches et aux équipes soignantes. Hugo Claus avait parfaitement le droit d’opter pour une mort choisie. Il est incontestable que la maladie d’Alzheimer est une affection terrible et, dans l’état actuel de la médecine, incurable. La seule personne qui pouvait juger du caractère inapaisable de ses souffrances, physiques ou psychiques, était bel et bien Hugo Claus. Pour cet homme qui bâtissait des romans, des pièces de théâtre, de la poésie avec une richesse de langage sans nulle autre pareille, la difficulté de construire encore des phrases cohérentes devait être vécue comme une déchéance intolérable. Celui qui n’avait ni maître ni dieu a pu encore formuler cette demande en toute lucidité avant de sombrer dans une zone grise qui ne lui aurait plus laissé qu’une seule opportunité : attendre passivement la mort.
C’était son choix et il lui a certainement fallu beaucoup de courage pour l’assumer et quitter les siens. Il a pu le faire en parfaite conformité avec la loi, tandis que Chantal Sébire, parce qu’elle vivait de l’autre côté de la frontière française, n’a pas eu la mort qu’elle appelait de ses vœux. D’autres qu’Hugo Claus feront d’autres choix. Et c’est bien là l’honneur de la Belgique d’avoir permis cette liberté, sans contraindre personne !

Comme chien et chat ?

Publié le 04/11/2007 à 12:00 par jipeh91
Comme chien et chat ?
Sur les genoux de ma douce compagne, vous pouvez voir mon chien dénommé Curly avec un chat qu'on nous a confié.

J'ai subi les assauts "pacifiques" d'une coalition étrange:
- mon médecin souhaitait que je marche: je parcoure environ 5 km/jour
- ma déjà mentionnée douce compagne: çà me ferait du bien
- ma soeur qui avait une petite chienne à fourguer: mais l'ayant nourrie au biberon, s'est tournée vers un Yorkshire
- et moi-même: mais, j'y viendrai plus tard...

Je me retrouve avec un amour de petite bête qui m'emmène promener, qui me fait marcher au figuré aussi; sauf quand il s'occupe d'un os en os ( là, je le boufferais...) car il niaquerait tout le monde, même chien plus gros que lui.

Je suis face à un clavier d'ordinateur depuis ~ 40 ans; non, je n'en ai pas marre. Mais, il n'y a pas que celà, n'est-ce pas ? alors, une bête envers laquelle je me sente responsable de sa vie, de sa santé, de sa joie de vivre. Je sais que je dois me comporter en chef de meute et me faire respecter: ach scogneugneu!

Alors, comment passer de l'un à l'autre ? Le XVIIIème siècle fut mécanicien - d'autres, assez conservateurs, restèrent à l'architecture -, maintenant ne serait-on pas trop confiant en l'informatique. Et pour être honnête, sans trop parler de moi, je dois avouer une solide formation en automatique, certains disaient en cybernétique. Bon, bref, un petit chien n'est pas un robot: il a des émotions, des coups de gueule, perçoit des tas de choses que je ne soupçonne même pas ( parce que ses capteurs sont plus performants que les miens ! ).

Je vous recommande vivement d'aller faire un tour sur http://les2decoppet.bleublog.ch
un blog consacré aux orgues de barbarie, aux automates de Vaucanson ou autres; un site merveilleux, très bien fréquenté et vraiment très bien fait et documenté. Vous en reviendrez et vous y retournerez; çà vous fera des vacances par rapport au mien!

Alors, c'est complet quand le petit chien s'entend - presque très - bien avec un petit chat en pension



Messire Renard, dame Corbelle et sire Corbeau.

Publié le 21/10/2007 à 12:00 par jipeh91

Dame Corbelle désirait savoir si elle chantait bien et si elle pourrait faire des duos réussis.
Messire Renard vint à passer dans la forêt profonde. Dame Corbelle ne put s’empêcher de le remarquer : nez et museau pointus, oreilles bien dressées sur le haut de la tête, pattes bien droites, corps souple,…
« Mes hommages, dame Corbelle »ne put s’empêcher de chanter à l’adresse de la dame, un peu par réflexe de courtisan, un peu par politesse automatique. « Je suis impressionné par votre ramage, par votre plumage : comme vous devez bien chanter ! » poursuivit-il.
Dame Corbelle trouva aussitôt que Messire Renard exprimait bien là des compliments bien tournés, et bien vrais.
Dame Corbelle se lança dans un duo effréné avec Messire Renard qui n’en demandait pas tant. Mais, par politesse, et dévouement, il se laissa faire et même la complimenta. Elle l’admira pour sa profonde clairvoyance et lui sut gré de l’avoir si justement distinguée.
Dame Corbelle – qui de plus possédait un solide bon sens – se rendait bien compte que le temps d’un duo ne saurait se prolonger la vie durant. Et elle résolut de se trouver un corbeau qui s’harmoniserait à son ramage, à son plumage et aussi aux qualités qui venaient d’être si justement mises en évidence.
Sire Corbeau vint à passer dans la forêt profonde : elle ne put s’empêcher de remarquer ses yeux vifs et malicieux, son air enjoué pour un corbeau, tout comme sa profonde force de vie.
Ils tentèrent de jouer un duo merveilleux. Mais, elle ne s’entendit pas répéter les compliments malicieux, doux et facétieux de Messire Renard dans les paroles de sire Corbeau ; lui, trouvait que Dame Corbelle chantait en solo.
Plus tard, il fut découvert qu’elle n’avait pas les cordes vocales assez souples pour chanter, fût-ce des soli.
Une morale –bien connue- est que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ; une autre morale est qu’il faut des cordes vocales pour chanter et non des oreilles pour écouter les flatteurs vous en convaincre. Enfin, la morale de ces morales pourrait être que –parfois- la Vie offre un autre tour de chant.

eu- heu ?

Publié le 13/03/2007 à 12:00 par jipeh91

eu çà veut dire doux en grec ancien, comme dans eu...thanasie. Comme si çà allait ensemble ?

J'ai récemment fait couper les roubignoles de mon jeune chat, vacciner et puis encore d'autres supplices. Il ne nous les reproche pas: il est toujours aussi timide, avide de caresses et même confiant!

Une énorme différence entre le chat et l'humain réside peut-être dans la conscience. Naturellement, il n'aime pas trop qu'on l'enferme dans la caisse de transport. Mais, sait-il qu'il va chez le véto ? et a fortiori pour quoi?

Oh! bien sûr, c'est pour son bien et celui des chats du quartier. Mais, au risque de choquer, je comparerais avec les raffles pour emmener certains vers les Vernichtungslager. Je leur rends l'hommage le plus sincère et le plus ému. Étaient-ils conscients, pour ne pas se révolter ? question cruelle, lancinante et fondamentale !

Mon vieux philosophe de référence -Vladimir JANKÉLÉVITCH- insiste sur la conscience et même sur la conscience de la conscience. Il ne savait si le chat possède quelque once de conscience; mais, il savait combien la conscience est l'aune de la grandeur humaine ou simplement de la nature humaine.

Alors, quand un être humain a conscience de sa fin prochaine, pourquoi lui retirer le droit de mourir dignement? j'aurais une pensée supérieure et je me permettrais de penser à sa place, comme face à mon chat?

Ceci posé, je ne vois pas les réticences du corps médical, déjà pas astreint à résultat face à la maladie; un toubib n'est pas obligé de guérir, mais de tout mettre en oeuvre pour obtenir une guérison; mais, là, où défaille-t'il?

a contrario le mourant doit être conscient de tout, sa vie ne lui est pas retirée pour convenances sociales ou pour des facilités extérieures.

Aux limites, c'est à peu près clair; le suicide ? qu'on pense à la réaction de l'Abbé Pierre "Toi, tu ne vois pas pour quoi tu vivrais, mais, moi, j'ai besoin de toi!"



Ah ! les femmes !

Publié le 06/03/2007 à 12:00 par jipeh91
Ce lundi, j'ai pu lire l'information suivante: "Une femme violée et battue fut condamnée - dans un État du Moyen-Orient - à recevoir 90 coups de bâton ", ce qui me fit ressurgir à la mémoire cette autre: "Il fallut attendre qu'elle accouche pour que le viol soit sanctionné" ne s'agissait-il pas de la pendre ?

Mon blog, mon bla-bla-blog est tourné vers la tolérance. J'ai du mal, je peine à dépasser certaines limites. 2 et 2 çà fait 4; je ne peux tolérer que çà fasse 3 pour les uns, 5 pour les autres. C'est une question de convention, et il n'y a pas à revenir là-dessus.

Pour moi, la morale est un ensemble consensuel de règles sociales convenu à une certaine époque, en une certaine région, qui satisfont le plus grand nombre et qui permettent une certaine stabilité du corps social.

Il est écoulé le temps où on venait de découvrir que les femmes étaient fécondées par les hommes, en particulier celui auquel elle était dédiée, autrement dit le père de ses enfants. Je n'ignore pas que certaines peuvent leur sauter dessous et que cette attitude lascive, erreur: ce comportement agressif dérange l'ordre des choses. On ne sait plus quel est le père ! ô horreur !

Il serait temps que le bon sens finisse par l'emporter:
-> pour la dame, le viol s'est passé à l'insu de son plein gré
-> il est à craindre que le monsieur ( ? ) ne se soit pas préoccupé de lui faire partager son immense jouissance, ni ne l'en ait même remercié
-> le châtiment infligé à la victime ne conduit pas à un changement d'attitude chez l'agresseur
-> du statut d'objet, ne serait-il pas meilleur de l'écouter et peut-être de renverser l'ordre des personnes: d'abord, la femme , puis l'homme. L'homme a tout intérêt à bien considérer la mère de ses enfants ?
-> l'égalité de l'homme et de la femme, la reconnaissance des différences, la volonté de les compléter et d'en faire un tout

Ne croyez pas que çà se passe loin: allez écouter ce que dit l'archevêque Mixa ( je suis très sérieux, d'Augsbourg au nord de Munich ) quand le gouvernement allemand constatant que le taux de fécondité de la population allemande est un des plus bas d'Europe se résigne à en arriver à devoir augmenter le nombre de places de crèches. Bon sens, me direz-vous ! la maman qui travaille ne peut pas aller au boulot avec son têtard ! vous n'y êtes pas: et le KKK ( Kinder = enfants; Küche = cuisine; Kirche = église ) ??? mais la meilleure fut l'argument pour défendre le système en place avancé par Mgr Mixa: la femme n'est pas une machine à fabriquer des enfants. Vous avez peut-être décroché, là ? il n'est pas saint de travailler et d'avoir des enfants en même temps.

Ma question: je n'autorise personne à penser à ma place, çà gêne quelqu'un ?











Minelé et Le Pen

Publié le 02/03/2007 à 12:00 par jipeh91


Dominique voulait nommer le chaton qui était tombé par le vasistas du garage alors qu'il se promenait dans le jardin avec sa mère et son frère,
"Kätzele" , comme disait sa belle-mère alsacienne. Un voisin nous a fait remarquer qu'on pouvait craindre que l'animal pourrait peut-être ne pas se souvenir d'un nom aussi compliqué; aussi l'a t'on nommé "Minelé".

Le rapport avec
Le Pen ? j'y viens.

Vous n'avez pas été sans remarquer que
Le Pen n'a pas les 2 yeux pareils; l'un exprime plus de tolérance, de charité chrétienne,... que l'autre: c'est l'oeil gauche, désormais artificiel, celui qu'il a perdu dans une bagarre contre des braves gens qui contestaient l'Ordre Nouveau ( = désordre ancien ). Donc, le chaton "Minelé"a été orphelin de mère assez vite et n'a pas reçu des cours de maintien qui lui permette de faire bonne figure dans le monde félidé. Aussi, quand il sort retrouver ses camarades, il cherche à jouer avec eux et leur adresse des coups de patte. En retour, il en a reçu un qui lui a abimé la 3ème paupière de l'oeil droit.

Puis, il a contracté diverses maladies, peut-être la grippe féline. En tout cas, j'ai dû le piquer une dizaine de fois, Dominique lui nettoyer l'oeil, lui administrer des pilules contre les vers et des gouttes dans les oreilles.

Alors, n'est-il pas sympa mon chat ?